Scolarité

Formation du comédien
(1er cycle)

Formation
« Jouer
et mettre en scène »

École doctorale SACRe (3e cycle)

Formation des artistes intervenant en milieu scolaire (AIMS)

Promotion 2015 - 2017

La sélection des candidats a concerné les trente élèves comédiens de la promotion 2017. Elle a consisté en un contrôle continu du Conseil Pédagogique (capacité de travail, curiosité intellectuelle, singularité de l’univers, aptitude à travailler en équipe), puis en trois entretiens successifs avec la directrice. Six élèves ont été admis sur les quinze candidats, et ont formé la première promotion de ce nouveau cursus. (James Borniche, Jean-Frédéric Lemoues, Maroussia Pourpoint, Marceau Deschamps-Ségura, Louise Chevillotte, Roman Jean-Elie) En cours de cursus, et en raison de ses qualités évidentes, Manon Chircen a été autorisée à rejoindre officiellement la formation.

1/ LES DOMAINES ABORDES ET LES PROFESSEURS INTERVENANTS 2015/ 2017 :

DRAMATURGIE
. Anne-Françoise Benhamou a accompagné ces élèves sur les questions dramaturgiques, notamment à partir de leurs projets personnels. Elle a par ailleurs mené un stage de scénographie en décembre 2015 / janvier 2016 en binôme avec Alexandre de Dardel. (Réalisation de maquettes à partir de deux pièces d’Harold Pinter et de Werner Schwab, à l’École normale supérieure et au Théâtre National de la Colline).
. Marcel Bozonnet et Christian Biet ont mené un stage d’étude de textes. (« Théâtre cruel et comédie de fous ». Mettre en scène un répertoire (injustement) oublié.)

DIRECTION D’ACTEUR
. Sandy Ouvrier et Nada Strancar, professeures d’interprétation, ont, dans le cadre de leur enseignement, régulièrement mis les élèves en position de directeur d’acteurs face à leurs camarades. Ce même dispositif a été appliqué durant les cours de danse, où les élèves ont été incités à créer et chorégraphier des solos et des duos, sous la conduite de Caroline Marcadé et Jean-Marc Hoolbecq.

SESSIONS TECHNIQUES
Les sessions techniques se sont déroulées sous la conduite pédagogique de Vincent Detraz, directeur technique du Conservatoire. Avec :
.Camille Duchemin (scénographie)
. Charles Bascou, Yann Galerne (son)
. William Lambert, Philippe Berthomé (lumière)
. Julien Boizard (vidéo).
. les élèves ont abordé l’utilisation des nouvelles technologies dans le cadre d’un stage mené en commun avec les étudiants de Paris X et l’Idéfi Créatic à Montréal (Canada), autour de la téléprésence. Il était dirigé par Julien Brun et Vincent de Repentigny.

2/ STAGE D’IMMERSION A L’ÉTRANGER.

Deux élèves ont choisi de mener ce stage en milieu rural, en France.
Louise Chevillotte : STAGE INTERNATIONAL NEW YORK en février 2017, avec la compagnie « The Red String Ensemble ». Immersion au sein d’une compagnie créée à New York par de jeunes comédiens issus de la Julliard School. Écritures collectives, questionnement sur les rapports entre caméra et plateau avec l’aide d’un jeune réalisateur français (Thomas Brunot) ou encore comment emmener le théâtre dans la ville.
Manon Chircen : VOYAGE PÉDAGOGIQUE au Danemark, à Copenhague, et en Suède en mai 2017, avec Henry Stiglund, de l’école de théâtre de Malmö. Visites d’anciens et nouveaux théâtres, musées et centres culturels de la ville de Copenhague.
Marceau Deschamps-Ségura : STAGE INTERNATIONAL Pittsburg (USA) en mai 2016. Marceau Deschamps-Ségura a été accueilli par « The New Renaissance Theatre Company » à Pittsburgh pour un travail sur Shakespeare et la Cue Script Technique avec Andy Kartland (directeur général de la compagnie) et Elizabeth Ruelas (directrice artistique). Il a également participé à un Workshop de formation à la Cue Script Technique, les 7 et 8 mai 2016. Par ailleurs, des séances individuelles de travail sur « Roméo et Juliette » et le « Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare lui ont été proposées.
Jean-Frédéric Lemoues : STAGE INTERNATIONAL. Stage avec la troupe de théâtre L’Avant-Scène, fondée et dirigée par Florent Masse à l’Université de Princeton (États-Unis). Direction d’acteurs et collaboration artistique sur les productions du Misanthrope (Molière), du Malentendu (Camus) et d’Incendies (Mouawad) dont les acteurs ne sont pas des professionnels. « Accompagner la candeur et l’ingénuité de ces personnalités vierges d’expérience théâtrale et leur communiquer des intentions, des codes, des esthétiques pour approcher la justesse du jeu et de l’engagement des corps. »
Maroussia Pourpoint : STAGE INTERNATIONAL CUBA. Accueil à La Havane par Serge Sandor (directeur de La Compagnie du Labyrinthe). Découverte de l’univers théâtral de La Havane, rencontre avec les élèves et les professeurs du Conservatoire de la ville, rencontre avec des metteurs en scène et des chorégraphes, des personnalités du monde culturel, notamment la présidente de Las Artes Escenicas du Ministère de la Culture. Elle a pu également assister à des répétitions et des spectacles ainsi qu’à l’élaboration d’un projet de création autour de Sarah Bernhardt.
James Borniche et Roman Jean-Elie : en mars 2016 et juillet-août 2016 aux « Rencontres Internationales de Théâtre » en Corse – ARIA », avec Serge Nicolai et Robin Renucci (tuteurs). Intervention en tant que metteurs en scène et pédagogues sur un projet commun de création intitulé L’Ivresse poétique, d’après les Fleurs du mal de Charles Baudelaire (déambulation poétique et sensorielle dans un espace naturel) avec un groupe de 20 stagiaires acteurs pendant trois semaines, suivies de présentations publiques.

3/ LES « RENDEZ-VOUS DU CONSERVATOIRE »

Les « Rendez-Vous du Conservatoire » ont été créés par ces élèves, sous la direction d’Arnaud Laporte (journaliste à France Culture). Ce module a été suivi et organisé par Aline Jones-Gorlin au sein du Conservatoire. Ces rencontres ont été, sur tous les plans, entièrement élaborées par les élèves. Elles ont été leur initiation à la prise en mains de projets dans leurs moindres détails. Elles ont rassemblé un public nombreux et divers, et se sont déroulées soit au Conservatoire, soit dans d’autres écoles d’Art (l’ENSAD, la Femis). Chacune de ces rencontres a été filmée, ces vidéos sont visibles sur le site du Conservatoire.
2015/2016 : Nadia Vadori-Gauthier (chercheuse, chorégraphe, danseuse – Le Corps Collectif), Patrick Penot (directeur artistique du Festival Sens Interdits – Lyon), Gilles Clément (paysagiste et écrivain), Jean-Pierre Siméon (poète et essayiste), Julien Cottereau (clown et mime), Éric Ruf (comédien, scénographe, administrateur de la Comédie – Française), Bernard Stiegler (philosophe)
2016/2017 : Bérénice Hamidi Kim (enseignante, chercheuse en Arts de la scène), Christiane Jatahy (metteur en scène, réalisatrice), Jean-Christophe Meurisse (réalisateur, metteur en scène, fondateur de la Cie Les Chiens de Navarre), Étienne Klein (physicien). Table ronde sur la diversité : Pierre Cras (historien), Marine Bachelot Nguyen (auteur, metteur en scène), Yann Gaël (comédien), Claire Lasne Darcueil (metteur en scène, directrice du CNSAD).

4/ PRÉSENTATION DES TRAVAUX PERSONNELS

Les présentations des travaux personnels des élèves ont eu lieu lors de trois moments phares

a) Les « cartes blanches » du Conservatoire :
James Borniche : « Ma venue ne fut d’aucun profit pour la sphère céleste », création d’après des textes de Beckett, Khayyam, Lautréamont, Maeterlinck, Prévert, Brigitte Fontaine, James Borniche.
Louise Chevillote : « Oncle Vania » d’Anton Tchekhov. En 2015. « Forme immersive en quadrifrontal qui nous a permis d’explorer la richesse de ces partitions croisées où les rapports sans cesse se déclinent. Le spectateur était comme les murs du salon, témoin anonyme et impuissant de ces solitudes exacerbées, de ces êtres qui cherchent à se sauver ».
« Je peux conduire un optimiste » (écriture et mise en scène), en mars 2016. Écrit à partir des acteurs, ce spectacle explore la question de la naissance et de la confrontation brutale au monde. Comment être au monde ? Face à la violence de la réalité, six personnages grandissent et inventent leurs manières de résister et de créer.
Manon Chircen : « Morsure », en 2015, présenté au Festival International des écoles de théâtre de Brno SETKANI/ENCOUTER (République Tchèque) en avril 2016. Obtient le « Prix du Jury étudiant » et le « Prix du Jury professionnel ».Présenté à Ludwigsburg (Allemagne) au festival International FURORE du Jeune Théâtre en juillet 2016.
Marceau Deschamps Ségura : « La bonne heure », en mars 2016, heure de réflexion collective sur le bonheur.
Roman Jean-Elie : « Hamlet » d’après William Shakespeare. Présenté au Festival des deux mondes de Spoleto – Italie (6 juillet 2016). Obtient le 2e prix.
Jean-Frédéric Lemoues : « Timon d’Athènes » de William Shakespeare, avec 18 acteurs de sa promotion, en 2015. « L’amertume d’être un homme se dissipe » création à partir des monologues de Louis dans Juste la fin du monde de J-L Lagarce, co-mise en scène avec Sipan Mouradian, en 2016.
Maroussia Pourpoint : « Radiation » (écriture et mise en scène), en juin 2016, « Suite à un bouleversement climatique qui a rendu la Terre inhabitable, un petit groupe d’hommes et de femmes se sont réfugiés dans un bunker souterrain où ils vivent reclus depuis plusieurs années sous le commandement très pop star de Cupid Bitch. Leur vie rêvée de fêtes et de paillettes sera cependant perturbée par l’arrivée d’une étrangère. »

b) Le Festival In d’Avignon 2017 :
Marceau Deschamps-Ségura a présenté « Juliette, le commencement » de Grégoire Aubin, avec vingt-huit des acteurs de sa promotion, au gymnase du lycée Saint Joseph, les 23, 24, et 25 juillet 2017.

c) Le Festival de septembre 2017 a été consacré à la présentation de différents travaux réalisés par les élèves à l’occasion de leur fin d’études :
« Ces présentations sont l’occasion du bilan d’une aventure menée avec entrain par sept élèves du Conservatoire et moi-même, à partir de leur deuxième année de cursus de comédien. Financée et soutenue par l’Université PSL, cette expérience de second cycle, menée en parallèle de leur formation de comédien, nous a permis de développer, de manière non académique, l’idée d’un élargissement de la vision du théâtre de ces sept étudiants artistes, et ceci du plus trivial au plus philosophique. La question de l’éthique du metteur en scène, responsable de la sécurité de son équipe, responsable de la qualité des échanges humains, responsable de la nature de l’accueil fait au public, y a tenu une large place. Le geste artistique a été placé dans un contexte humain et politique, jugé par nous comme primordial. Grâce à Vincent Detraz, directeur technique du Conservatoire, et à la bonne volonté de son équipe, ces étudiants ont pu recevoir une formation technique variée. Grâce à Aline Jones-Gorlin, responsable de la communication, et à Arnaud Laporte, journaliste à France Culture, ils ont pu concevoir et organiser une série de rencontres passionnantes au sein de l’école. Grâce à Anne-Françoise Benhamou, ils ont pu mesurer leurs difficultés à problématiser leur travail, et avancer accompagnés dans le champ réflexif. Grâce au Conservatoire enfin, et à ses professeurs d’interprétation, ils ont été baignés dans une relation à l’acteur d’une qualité rare. Ils ont enfin, à Montréal, Moscou, Spoleto, Stuttgart, Cuba, aux Etats-Unis, ou encore à Olmi Capella, pu remettre en question nos pratiques en les confrontant à celles d’autres artistes. La présentation de leur « cartes blanches », au sein du Conservatoire ou dans les festivals internationaux, a, enfin, pu permettre l’expression de leur ambition artistique.
Je veux ici les remercier pour leur engagement, leur souplesse, leur capacité à vivre une expérience sans la juger, en la découvrant jour après jour.
Le Conservatoire a bénéficié de l’énergie singulière de ce nouveau cursus, et réfléchit à présent à son avenir, et à l’avenir du dialogue qu’il a engagé avec ces jeunes artistes à qui nous souhaitons le meilleur.
Je remercie chaleureusement l’Université PSL, sans qui ces expériences ne pourraient voir le jour. »

Claire Lasne Darcueil

James Borniche :
« J’ai cherché ton écoute dans les profondeurs de la nuit » d’après des textes de James Borniche, Maeterlinck, Rilke, Hubert Reeves, Alain Souchon, Ivan Viripaev... imaginé et mis en scène par James Borniche
Avec : James Borniche
« Faire un point ensemble, se donner rendez-vous avec ce qui nous unit et nous sépare, rendez-vous avec nos vertiges, rendez-vous avec notre histoire, un moment intime ensemble, dans une salle de théâtre. Toutes et tous liés par quelque chose au-dessus de nous que nous pouvons tenter de nommer. Venez accompagnés ou non, mais sachez que le temps, notre sang, l’air, la Terre et l’univers seront là. »

Louise Chevillotte :
« La Valse » création collective de Lisetta Buccellato, Louise Chevillotte, Mathilde-Edith Mennetrier et Mathilde Roux
« La Valse commence cet été dans la compagne lotoise, où nous sommes allées de maison en maison interroger les gens sur les questions qu’ils se posent. Après trois ans d’école, trois ans de questionnement et de recherches, à toujours vouloir parler du monde et des autres, je me suis rendue compte que je ne les connaissais pas ou que je ne les connaissais plus. Avec pour seul outil un téléphone posé sur les tables de jardin pour enregistrer nos conversations, nous avons rencontré des parcours de vie, des cheminements personnels, des questionnements identiques aux nôtres ou radicalement opposés, avec des gens de tous âges et de tout lieux. Après cette semaine, nous avons continué chacune de notre côté, dans d’autres endroits, dans d’autres villes. Nous sommes enchantées de vous présenter une première étape de ce projet, réalisée en six jours, que nous avons l’intention de continuer dans beaucoup de lieux différents, et dans des formes variées. Bienvenue dans nos têtes, et dans celles d’Henri, Alice, Michelle, Lilian, Sacha, Michèle, Catherine, Eva, Jean-Luc, Xavier, Camille, Thomas, Yuriy, Lucie, Clémentine et Alain. »

Manon Chircen :
« Morsure » (écriture et mise en scène).
ESPOIR : Fait d’espérer, d’attendre avec confiance la réalisation de quelque chose considéré comme capable de se réaliser ; compter sur. Six figures, six femmes viennent nous dire, nous montrer, des violences. Les petites et les grandes, celles que l’on voit sans même les regarder et les autres, dont on a déjà entendu parler. Il y aura l’analyse du « guide
Avec : Louise Chevillotte, Maïa Foucault, Morgane Real, Louise Guillaume, Asja Nadjar et Manon Chircen.

Marceau Deschamps-Ségura :
« Morceaux de Chants égarés » Festival du prévu et/ou de l’imprévu
« Ce qui me fascine au théâtre, c’est sa capacité à tirer sa force dans le réel, immédiatement.
C’est cette capacité qui scelle dans l’expérience et la mémoire de toute équipe les moments de grâce des premières répétitions, qui nous hantent ensuite, que l’on recherche en vain ou que l’on fuit en peine.
Pourtant nos grandes références théâtrales nous donnaient un exemple tout autre : Shakespeare et ses comédiens ne répétaient pour ainsi dire pas ensemble, et pas beaucoup moins que Molière et sa troupe. Aujourd’hui, certains procédés de l’Actors Studio, comme Grégoire Aubin le met en avant, permettent de clarifier pour chacun des comédiens et chacune des comédiennes son rôle sur le plateau, et de rentrer dès les premiers instants du travail dans l’exploration de l’individu, des relations, et des mécanismes sociaux. Le théâtre, à mon sens, ne doit jamais cesser d’être une recherche, pendant les répétitions et surtout encore pendant les représentations ; et cette recherche est souvent bouleversante, jusqu’au dernier moment des représentations, mais surtout déjà dès les premiers jours de répétition. C’est cette recherche bouleversante, esthétiquement, humainement, politiquement, que je veux mettre au centre de la scène.
Pour ce faire : une pièce politique et onirique créée en 4 jours, dont les répétitions sont ouvertes dès le second ; une soirée festive d’invention instantanée sur le corps et la voix ; un exercice-spectacle de montage improvisé ; et une pièce de répertoire jouée sans répétition, comme à son époque. »

. Petite soirée karaoké-dansé, playback et cabaret-boeuf
. L’ENjeU, exercice pour acteurs joyeux, de Delphine Eliet
. Songe d’un Impromptu en Jouvet fin d’été, d’après Shakespeare et Molière
. « Marche ! » de Grégoire Aubin et Marceau Deschamps-Ségura

Roman Jean-Elie :
« Hamlet » d’après William Shakespeare
« Is this the real life ?
Is this just fantasy ?
Caught in a landslide, No escape from reality. »

Avec : James Borniche, Charlie Fabert, Florent Hu, Sipan Mouradian, Sélim Zahrani

Jean-Frédéric Lemoues :
Sentiers croisés
« Nous sommes des chemins qui ne cessent de se rencontrer. À chaque croisement, une découverte, un bouleversement, un changement. J’ai souhaité utiliser ce lieu dans lequel ma promotion et moi avons beaucoup travaillé au cours de notre passage dans cette école pour y faire une dernière grande fête des mots et des choses avec celles et ceux qui, croisés au cours de ces trois années, par leur façon d’être, de dire, de faire et de penser, proposent à celles et ceux qui les écoutent un peu de rêve, un peu de lumière et un peu d’espoir. Une dernière trace indélébile sur le parquet, un dernier acte d’amour pour le public inconnu, une dernière ode à l’être ensemble avant que les vents nous dispersent et que les chemins divergent. Une manière aussi de remercier. Bienvenue à la fête ! »
. Rencontre avec Jean-Pierre Siméon.
. Rencontre avec Gilles Clément.
. Rencontre avec Caroline Marcadé.
. Conférence chantée avec Serge Hureau et Olivier Hussenet.
. Café-Conservatoire du Hall de la Chanson, animé par Serge Hureau et Olivier Hussenet.
. Lecture de « Nous les Vagues » de Mariette Navarro.
. « Tempus Fugit », performance dansée par Sipan Mouradian
. Le festival normand « Les Effusions » clôture ce programme. Créé en 2016 par Théo Chédeville, étudiant en troisième année au Conservatoire, le festival regroupe près de 70 jeunes architectes, comédiens, chercheurs, cuisiniers, danseurs, dramaturges, musiciens, scénographes, techniciens.

Maroussia Pourpoint :
« Radiation » (écriture et mise en scène)
Suite à un bouleversement climatique qui a rendu la Terre inhabitable, un petit groupe d’hommes et de femmes se sont réfugiés dans un bunker souterrain où ils vivent reclus depuis plusieurs années sous le commandement très pop star de Cupid Bitch. Leur vie rêvée de fêtes et de paillettes sera cependant perturbée par l’arrivée d’une étrangère.
Radiation aborde, sous forme d’un huis clos, la question des monstres que peut libérer notre imagination lorsque nous sommes en proie à la solitude et montre ainsi le piège de la bulle mensongère dans laquelle nous pouvons nous réfugier pour échapper à la réalité. À travers un univers fantaisiste, la pièce traite du changement climatique, de la peur de l’inconnu, des logiques de groupe et de la solitude, des projections imaginaires, du soi et de l’autre. Par le biais d’un récit d’anticipation et d’une scénographie faisant appel aux technologies numériques, Radiation questionne ainsi les notions de réel et de rêve dans le monde d’aujourd’hui.
Avec Salomé Dienis Meulien, Nais El Fassi, Hugues Jourdain, Alexiane Torres et Martin Van Eeckhoudt

5/ PARTICIPATION AU FESTIVAL SENS INTERDITS
En début et en fin de cursus, les élèves ont participé au festival créé par Patrick Penot à Lyon, en collaboration avec le Théâtre des Célestins. Ce festival, résolument tourné vers l’international, et les formes émergentes de pays en difficulté, leur a permis de rencontrer de nombreux artistes habités par une nécessité dans leur pratique du théâtre.