Scolarité

Formation du comédien
(1er cycle)

Formation
« Jouer
et mettre en scène »

École doctorale SACRe (3e cycle)

Formation des artistes intervenant en milieu scolaire (AIMS)

Formation "Jouer et mettre en scène"

CREATION D’UN CURSUS (2015-2017)
Une formation PSL à la mise en scène en double cursus au Conservatoire National Supérieur d’art Dramatique. Niveau de 2e cycle.
Le cursus « Jouer et Mettre en scène », porté par l’université Paris Sciences et Lettres et le Conservatoire National d’Art Dramatique a été créé à l’automne 2015, à la suite d’un appel à projet dit « SPIF » (en direction des formations innovantes) lancé par PSL.

La sélection des candidats a concerné les trente élèves comédiens de la promotion 2017. Elle a consisté en un contrôle continu du Conseil Pédagogique (capacité de travail, curiosité intellectuelle, singularité de l’univers, aptitude à travailler en équipe), puis en trois entretiens successifs avec la directrice. Six élèves ont été admis sur les quinze candidats, et ont formé la première promotion de ce nouveau cursus. (James Borniche, Jean-Frédéric Lemoues, Maroussia Pourpoint, Marceau Deschamps-Ségura, Louise Chevillotte, Roman Jean-Elie) En cours de cursus, et en raison de ses qualités évidentes, Manon Chircen a été autorisée à rejoindre officiellement la formation.

LA DEUXIEME PROMOTION DU CURSUS (2017-2019)
A la rentrée 2017/2018, a eu lieu la sélection des élèves admis à faire partie de la deuxième promotion de ce cursus.
Ils sont au nombre de huit : Camille Constantin, Charly Fournier, Hugo Kuchel, Rose-Nyndia Martine, Héloïse Manessier, Charlaine Nezan, Louise Orry-Diquero, Edouard Pénaud.

Leur formation débutera en novembre 2017 et prendra fin en novembre 2019. L’équipe principale d’enseignement de ce cursus est composée de : Arnaud Laporte (esprit et regard critique, école du spectateur, organisation des Rencontres avec Aline Jones-Gorlin du CNSAD), Patrick Marijon (questions administratives et juridiques, construction d’un projet), Bernard Stiegler (philosophie, regard sur le monde actuel), Jean-Loup Rivière (écriture, laboratoire commun aux doctorants), Vincent Détraz, Camille Duchemin, William Lambert et l’équipe de techniciens permanents du Conservatoire (techniques et sécurité du spectacle vivant).

Les enseignements de la première année se dérouleront essentiellement le matin pour permettre aux élèves de répéter les spectacles auxquels ils participent en tant que comédiens au cours de leur troisième année. La deuxième année sera organisée sous forme de stages, alternant avec la vie professionnelle des jeunes acteurs/metteurs en scène.

1ÈRE ANNÉE
Tout au long de leur première année, l’accent sera mis sur la formation technique, principalement en son et lumière, et la formation à la sécurité. La formation technique prendra trois formes :
. Un stage au cours des créations de troisième année dont ils sont aussi les comédiens,
. Trois stages spécifiquement dédiés à la lumière (5 matinées), au son, (4 matinées), et à la vidéo (4 matinées).
. Un stage de deux jours spécifiquement dédié à la sécurité du spectacle vivant.
. Un dialogue régulier avec la scénographe Camille Duchemin à partir de leurs projets personnels.

Toujours au cours de la première année, les élèves seront invités à participer à un laboratoire composé des doctorants Sacre de toutes les écoles d’art, dirigé par Jean-Loup Rivière. Celui-ci animera par ailleurs deux stages d’écriture (5 jours).

L’Atelier écriture dramatique a deux modalités :
La première est l’accompagnement critique de projets élaborés par les seuls élèves. La deuxième est un ensemble d’exercices dramaturgiques proposés aux élèves et accomplis selon leur préférence. En voici cinq exemples :
1. Réductions. Il s’agit de réduire une pièce existante au cinquième de son volume par coupes réfléchies. Cela permet d’aborder les problèmes de composition, de saisir la fonction de la structure dramatique, et d’imaginer une autre histoire qui soit la « même ».
2. Adaptations. Faire une courte pièce avec une nouvelle ou un tableau. Cela permet de se concentrer sur la spécificité du théâtre : faire en sorte qu’il dise ce que ne peuvent dire ni le récit, ni l’image.
3. Conversions. Prendre une scène comique et la réécrire en tragédie ou inversement. Moyen de découvrir ce qui fait le ressort comique et tragique, et de savoir le construire.
4. Transpositions. Prendre une scène d’une pièce ancienne et la réécrire en la situant de nos jours. Saisie sensible de l’historicité d’une pièce, de situations, de sentiments. Exercice de dissolution de l’éternel, du naturel, etc.
5. Diversions. Prendre une séquence d’un film, classique ou moderne, couper le son, et écrire les dialogues. Exercice d’imagination sous contrainte. Ces deux modalités seront ponctuées de deux ou trois cours magistraux, au moins un sur l’histoire de la composition dramatique et son moment présent, au moins un sur la nécessité de l’enquête et de la recherche documentaire. » JLR

Jean-Loup Rivière assurera le suivi de l’évolution de leur expression écrite, et les orientera également vers les auteurs, les œuvres, et les personnalités qui peuvent élargir leur horizon intellectuel et artistique.


Bernard Stiegler, philosophe, mènera des séminaires réunissant les élèves metteurs en scène et les chercheurs qui l’accompagnent dans sa recherche autour de la place du travail et de l’automatisation dans la société actuelle. Cette réflexion se mènera dans le cadre de son engagement dans « Pleine Commune ».

Michel Deutsch, auteur et metteur en scène, mènera un travail d’étude du théâtre, du cinéma, et de la littérature allemande des années 1970. Avec l’aide du Conservatoire, il accueillera autant que possible dans ce travail certains élèves de la Bayerische Theaterakademie « August Everding » de Munich et de l’Akadémie de Ludwisburg. (3 matinées par mois).

Arnaud Laporte, au travers des « Rendez Vous du Conservatoire », et de « Radio Conservatoire », encouragera et accompagnera le développement de l’esprit critique. Il élargira également la curiosité des élèves pour les champs scientifiques et ceux des sciences humaines et sociales, favorisés par l’appartenance du Conservatoire à PSL.

Patrick Marijon mènera un travail d’écoute et de connaissance de chaque projet, ou chemin, des élèves, et les accompagnera dans la mise en place, par eux-mêmes et par les rencontres qu’ils feront, des moyens juridiques et administratifs nécessaires à leur réalisation. (rendez-vous individuels dans un premier temps).

2ÈME ANNÉE
Chaque élève aura une deuxième année qui lui est propre. Chacune comportera néanmoins un ou plusieurs stages en immersion dans un milieu professionnel et un séjour à l’étranger. Au cours de l’année ; chaque élève devra avoir abordé ces questions :
. Diriger des acteurs d’une génération qui n’est pas la leur.
. Diriger des non-professionnels (amateurs, enfants, prisonniers, personnes handicapées…).
. Comprendre et accompagner la politique d’un lieu dans sa relation au public.
. Approfondir les questions techniques qui correspondent à son projet personnel. Affirmer les questions de sécurité.
. Etre capable de réaliser en très peu de temps et avec des moyens réduits une forme théâtrale.
. Etre capable d’organiser dans un temps très long une recherche approfondie sur un sujet ou un auteur.

Les élèves metteurs en scène poursuivront s’ils le souhaitent leur participation au laboratoire Sacre.

Au mois d’Octobre 2019, les élèves metteurs en scène pourront travailler avec les élèves comédiens alors en 2e année au Conservatoire, et présenter leurs travaux, mais aussi des rencontres, à l’occasion d’un festival dans l’école.

Les élèves devront rédiger un mémoire au cours de leur deuxième année, qui sera suivi par Jean-Loup Rivière. Ce mémoire fera l’objet d’une soutenance académique, concomitante à la présentation de leurs travaux artistiques de fin d’études.